31 Rue des Petits Champs, 75001 Paris

Japonais, Ramen
4.6(58 avis)
EXCELLENT
4.4
4.4/5Sa recette du succès est davantage dans l'obsession de l'immersion que dans le bouillon. Chaque adresse rejoue un décor japonais à l'identique : la ruelle Yokocho (2016), le marché aux poissons de Tsukiji (2019), et désormais la station Ueno (2026). Préparations faites maison, rigueur de pilote appliquée au moindre néon : le Guide Michelin l'a repéré, et les files ne désemplissent pas. J'étais pourtant refroidie : leur Tsukiji, l'adresse poisson que j'affectionnais particulièrement, était devenue à mes yeux une usine. J'ai pourtant redonné une chance à l'Ueno, autour du coin-coin. Un canard du Périgord mariné à la sauce soja, pané sel et poivre, fumé, puis déposé dans le ramen : un goût si particulier que j'ai demandé en cuisine comment ils le préparaient, et on a pris le temps de m'expliquer. Pâtes maison, wontons maison, service au top, et nous étions trois, unanimes. Je ne suis vraiment pas fan des restaurants à thème, qui virent trop souvent au McDo de Disneyland, cheap et toc. Ici, rien à redire : on se croit vraiment sous les voies d'Ueno, jusque dans les toilettes, avec les sons, la fumée qui sort du plafond, le bar qui tremble et les lumières qui vacillent pour simuler le passage du train. Autant je beugle quand c'est de l'arnaque, autant je dis quand c'est bon : et là, c'est bon. Un seul bémol, et il compte : il faut s'inscrire sur la file d'attente en ligne. À ne pas tenter pressé ni le ventre vide.
Le ramen au canard du Périgord, dans un décor qui recrée une gare de Tokyo sous les voies ferrées.
Il faut s'inscrire sur la file d'attente en ligne (elle annonçait jusqu'à 2h45, on a attendu environ 1h30). À ne pas tenter pressé ni le ventre vide : inscrivez-vous, puis allez boire un verre pas trop loin en attendant l'appel.